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New therapy for overactive bladder could improve quality of life for millions of older adults

(Français)

A clinical trial funded by AGE-WELL is underway to test a novel treatment for overactive bladder (OAB), a condition that affects 18 per cent of Canadian adults—and up to 500 million people worldwide.

Paul Yoo-IBBME-UofT_June2016

Dr. Paul Yoo

“OAB is a huge problem that does not really get a lot of attention,” says Dr. Paul Yoo, co-lead with Dr. Sasha John of the research project team from the University of Toronto’s Institute of Biomaterials & Biomedical Engineering (IBBME). “The sheer number of people that could benefit from this therapy is one of the most exciting aspects of the project.”

OAB involves the frequent and sudden urge to urinate, and may be accompanied by urinary incontinence. OAB can occur when muscles in the bladder contract involuntarily even when the volume of urine in the bladder is low.

The condition is particularly prevalent among people over 65 and more frequently diagnosed in women. OAB may cause anxiety, social withdrawal, depression and falls from rushing to the washroom, possibly even more so when awakened from sleep. Falls are the leading cause of injury to seniors.

Dr. Yoo and his team recently discovered a new nerve stimulation target that may provide improved treatment over tibial nerve stimulation, an emerging therapy currently available to people with OAB. In pre-clinical studies, they showed that electrical stimulation of the saphenous nerve, a peripheral nerve in the leg, inhibited the bladder in similar fashion to that achieved by tibial nerve stimulation.

“The kicker is that the amplitude required to achieve this result with the saphenous nerve was much lower than with the tibial nerve,” explains Dr. Yoo.

“The saphenous nerve appears to be a more sensitive reflex mechanism and so using lower amplitude electrical pulses should be more comfortable for those with OAB. And since the saphenous nerve does not activate foot muscles—like the tibial nerve—it could be a very versatile neural target for delivering therapy to patients.”

Drs. Yoo and John were awarded almost $20,000 in funding from AGE-WELL to support a pilot clinical trial and help with other costs. The investigators have multiple allowed and pending patents on the technologies being explored by this project. The research marks the first time the saphenous nerve has been targeted for OAB electrical stimulation therapy.

The team is collaborating with Dr. Magdy Hassouna at Toronto Western Hospital on the trial involving 30 patients who are seeking relief from their OAB symptoms. Trial participants are trained by the research team to self-administer saphenous nerve stimulation at home. They are asked to operate the stimulator and treat themselves 30 minutes a day over a three-month period. Researchers expect patients to experience improvements in bladder symptoms within weeks of starting treatment.

Trial participants track their progress using a bladder diary and quality of life measures to assess the clinical benefits of the therapy. The trial is expected to finish towards the end of summer 2017.

While the team aims for an affordable, self-administered and home-based treatment, they stress the importance of patient training and ongoing care being overseen by a physician.

Current treatments for OAB have limitations and drawbacks including medication side effects, the need for invasive surgery involving costly implantable devices, or monthly clinic visits to maintain therapy benefit.

If successful, the new approach could markedly improve independence and quality of life for those affected by OAB.

“If our peripheral nerve target with a minimally invasive nerve stimulation technology turns out to be very effective, it could have a huge impact on many people and the health care system,” says Dr. Yoo.

The Canadian Continence Foundation estimates the total burden of OAB in Canada to exceed $2.5 billion annually, a figure that will likely rise as the population ages.

The lead investigators have been approached by a number of industrial partners who are interested in this novel therapy for OAB. The researchers hope to establish a new partnership through the current pilot study, and to facilitate adoption by the medical community by successfully completing a larger, randomized clinical trial.

“The AGE-WELL grant provided the crucial funding to obtain the human data that we need to get industry partners interested,” says Dr. John. “Somewhere between 20 to 60 people out of 100 will fail to respond to existing therapies and if this new treatment approach turns out to be better, then we are going to be able to help a lot of people that aren’t currently finding a successful clinical solution to their need.”


Un nouveau traitement pour la vessie hyperactive pourrait améliorer la qualité de vie de millions d’aînés

Une étude clinique en cours, financée par AGE-WELL, vise à mettre à l’essai un traitement novateur pour la vessie hyperactive, un problème qui touche 18 % des adultes canadiens – et jusqu’à 500 millions de personnes dans le monde.

“La vessie hyperactive est un énorme problème dont on ne parle pas beaucoup”, affirme Paul Yoo, qui dirige avec Sasha John l’équipe du projet de recherche à l’Institute of Biomaterials and Biomedical Engineering (IBBME) de l’Université de Toronto. “Le nombre considérable de personnes qui pourraient profiter de ce traitement représente l’un des aspects les plus intéressants du projet.”

La vessie hyperactive entraîne une envie fréquente et soudaine d’uriner; elle peut être accompagnée d’une incontinence urinaire. Elle peut être causée par une contraction involontaire des muscles de la vessie, même quand le volume d’urine y est peu important.

C’est un problème particulièrement courant chez les personnes de plus de 65 ans, et plus fréquemment diagnostiqué chez les femmes. La vessie hyperactive peut provoquer l’anxiété, le retrait social et la dépression, sans compter les chutes causées par l’empressement à se rendre à la salle de bain, peut-être plus fréquentes quand la personne vient de se réveiller. Les chutes sont la principale cause de blessures chez les aînés.

Paul Yoo-IBBME-UofT_June2016

M. Paul Yoo

Yoo et son équipe ont récemment découvert une nouvelle cible de neurostimulation qui pourrait offrir un meilleur traitement que la neurostimulation du nerf tibial, une thérapie émergente proposée actuellement aux personnes ayant une vessie hyperactive. Pendant des essais précliniques, ils ont démontré qu’une stimulation électrique du nerf saphène interne, un nerf périphérique de la jambe, inhibe la vessie, de la même façon que la neurostimulation du nerf tibial.

“Le plus intéressant, c’est que l’amplitude nécessaire pour atteindre ce résultat à l’aide du nerf saphène interne est beaucoup plus faible que pour le nerf tibial”, explique M. Yoo.

“Le nerf saphène interne semble constituer un mécanisme de réflexe plus sensible; nous pouvons donc utiliser des pulsations électriques de plus faible amplitude, ce qui provoque moins d’inconfort chez les personnes ayant une vessie hyperactive. De plus, comme le nerf saphène interne ne stimule pas les muscles du pied, comme le fait le nerf tibial, il peut représenter une cible neurale très polyvalente pour le traitement des patients.”

Yoo et MmeJohn ont reçu près de 20 000 $ de financement d’AGE-WELL visant à soutenir un essai clinique pilote et à contribuer à d’autres coûts. Les chercheurs ont obtenu plusieurs brevets relativement aux technologies étudiées dans le cadre de ce projet, et d’autres sont en instance d’être brevetées. Dans le cadre de cette recherche, pour la première fois, le nerf saphène interne était ciblé pour un traitement de la vessie hyperactive à l’aide d’une stimulation électrique.

L’équipe, en collaboration avec Magdy Hassouna, du Toronto Western Hospital, effectue un essai clinique avec 30 patients qui cherchent à soulager leurs symptômes de vessie hyperactive. Ces participants sont formés par l’équipe de recherche à stimuler eux-mêmes leur nerf saphène interne, à la maison. On leur demande de manipuler le stimulateur et de se traiter pendant 30 minutes par jour, sur une période de trois mois. Les chercheurs s’attendent à ce que les patients constatent une réduction de leurs symptômes quelques semaines après le début des traitements.

Les participants suivent leurs progrès à l’aide d’un journal et de mesures liées à la qualité de vie afin d’évaluer les avantages cliniques du traitement. L’essai clinique devrait se terminer vers la fin de l’été 2017.

Même si l’équipe vise la création d’un traitement abordable, autoadministré au domicile, elle insiste sur l’importance d’une formation destinée aux patients et de soins continus supervisés par un médecin.

Les traitements actuels pour la vessie hyperactive comportent des limites et des inconvénients, notamment les effets secondaires des médicaments, le recours à une chirurgie invasive avec dispositifs implantés ou les visites mensuelles à la clinique afin de prolonger les bienfaits du traitement.

Si elle est fructueuse, cette nouvelle approche pourrait améliorer considérablement l’indépendance et la qualité de vie des personnes ayant une vessie hyperactive.

“Si notre technologie de stimulation mini-invasive du nerf périphérique cible s’avère très efficace, elle pourrait entraîner d’énormes répercussions positives sur la vie de nombreuses personnes et sur le système de soins de santé”, a affirmé M. Yoo.

La Fondation d’aide aux personnes incontinentes estime que la vessie hyperactive entraîne annuellement des coûts dépassant 2,5 milliards de dollars au Canada, un chiffre qui devrait augmenter au rythme du vieillissement de la population.

Un certain nombre de partenaires de l’industrie, intéressés par ce traitement novateur de la vessie hyperactive, ont déjà approché les chercheurs principaux. Ceux-ci espèrent que l’étude pilote leur permettra d’établir un nouveau partenariat, et de faciliter l’adoption du traitement par la collectivité médicale en menant à bien une étude clinique randomisée plus importante.

“Grâce à la subvention d’AGE-WELL, nous avons pu payer les coûts des données chez l’homme dont nous avions besoin pour intéresser les partenaires de l’industrie”, a déclaré Mme John. “Les traitements existants échouent pour 20 % à 60 % des patients; si cette nouvelle approche se révèle plus efficace, nous pourrons aider bien des personnes qui ne trouvent pas actuellement une solution clinique répondant à leur besoin.”