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Bowling and wellbeing: How motion-based technologies can make a difference

(Français)

A digital bowling game where participants mimic the motions of the popular sport is proving to be beneficial for people with dementia and physical impairments who attend adult day programs, research supported by AGE-WELL has found.

The motion-based technology can “provide meaningful engagement” for a wide range of participants in such programs where staff have the right training to support them, says Dr. Arlene Astell, who holds a Research Chair in Dementia and Wellbeing at the University of Toronto and the Ontario Shores Centre for Mental Health Sciences in Whitby, Ontario.

Bowling has universal appeal—and now a digital version has been shown to provide “meaningful engagement” for people with dementia and physical impairments.

Bowling has universal appeal—and now a digital version has been shown to provide “meaningful engagement” for people with dementia and physical impairments.

Dr. Astell and co-investigator Erica Dove developed a group-based 20-week digital bowling program and tested it at four day centres in Durham Region attended by seniors with differing cognitive and physical abilities. Their study showed that playing the game has a range of benefits. Seniors learn a new skill, feel a sense of accomplishment and achievement, get some physical exercise and participate in it together.

“Engaging activities are important to quality of life, but people with dementia and older adults with physical impairment have reduced opportunities,” says Dr. Astell. “So it’s exciting to learn that motion-based technologies can work for them, where staff are trained to provide support.”

In the game, which is available commercially on the Xbox Kinect system, a player’s movements produce actions on a screen. The fact that bowling is familiar to most and the motions are natural, such as raising an arm, makes the technology accessible to a wide population, Dr. Astell explains.

“Bowling ticks a lot of boxes,” she says. “The fact that it’s fun is also important.”

Shirley Wheaton, 73, who has mobility and hearing challenges and attends a program daily at the Oshawa Senior Citizens Centre in Oshawa, easily plays the game from a wheelchair. “It doesn’t matter what disability you have, you can still do it,” says Wheaton, noting that electronic games “are not just for younger generations,” and she’s getting better at it. “You always want to improve your game…I like it best if I get a strike.”

Dr. Astell says it helps that the Xbox/Kinect system is available off the shelf and players use direct gestures to control the action. In other games like the Nintendo Wii there are devices with buttons to push, which can be tricky for those with limited dexterity and cognition. It also doesn’t have complex “levels” and comes with the same challenges and rewards of conventional bowling.

“It’s a natural group activity, with camaraderie, competition and cheering. That’s ideal,” says Dr. Astell, who is looking into other games that might be suitable for seniors.

The team’s research shows that caregivers in day programs should receive training to help make participants feel confident in playing the bowling game. They have produced a manual for care providers and welcome queries from seniors’ programs wanting help in acquiring and using the bowling game. Indeed, Dr. Astell has already been contacted by several. Meanwhile the centres where the bowling program was tested have opted to keep it in place, and the number of participants has grown, she says.

Additional implications of the technology for older adults continue to be studied. For example, Dove, an AGE-WELL trainee and University of Toronto master’s student, is looking at the potential positive effect of the stance and motions used in the bowling game on the balance, gait and stability of participants who stand to use the system.

The results of the team’s bowling study were presented in 2018 at the Alzheimer’s Association International Conference and the Alzheimer’s Disease International Conference. The study has also received funding from the Canadian Consortium on Neurodegeneration and Aging, the Ontario Shores Foundation and the Ontario Shores Centre for Mental Health Sciences Research Chair in Dementia and Wellbeing at the University of Toronto.

Jeu de quilles et bien-être : les technologies axées sur le mouvement peuvent faire la différence

Des recherches financées par AGE-WELL ont révélé qu’un jeu de quilles numérique qui encourage les participants à reproduire les mouvements de cette activité populaire s’avère bénéfique pour les personnes atteintes de démence et de déficiences physiques qui participent à un programme de jour pour adultes.

Selon Arlene Astell, titulaire d’une chaire de recherche sur le mieux-être en matière de démence du Centre des sciences de la santé mentale Ontario Shores à Whitby (Ontario), affilié à l’Université de Toronto, la technologie axée sur les mouvements peut déclencher un « engagement significatif » d’une grande variété de participants dans le cadre de programmes qui prévoient un personnel formé pour les aider.

Les quilles exercent un attrait universel; à présent, des recherches indiquent qu’une version numérique de ce jeu entraîne un « engagement significatif » des personnes atteintes de démence et de déficiences physiques.

Les quilles exercent un attrait universel; à présent, des recherches indiquent qu’une version numérique de ce jeu entraîne un « engagement significatif » des personnes atteintes de démence et de déficiences physiques.

Mme Astell et la cochercheuse Erica Dove ont mis au point un programme d’une durée de 20 semaines pour que des groupes participent à un jeu de quilles numérique et l’ont mis à l’essai dans quatre centres de jour de la région de Durham, fréquentés par des personnes âgées aux capacités cognitives et physiques variées. Leur recherche montre que les avantages de participer sont multiples : le jeu offre aux personnes âgées l’occasion d’acquérir une compétence, de ressentir une impression de réalisation et de réussite, de pratiquer un exercice physique et de participer à une activité collective.

« Les activités stimulantes jouent un rôle important dans l’amélioration de la qualité de vie, mais les personnes atteintes de démence et les personnes âgées ayant une déficience physique ont rarement l’occasion d’y participer, dit Mme Astell. On se réjouit donc d’apprendre qu’elles peuvent tirer profit des technologies axées sur le mouvement, si elles sont assistées par un personnel bien formé. »

Le jeu, disponible sur le marché et utilisable avec la Xbox et le capteur Kinect, fait en sorte que les mouvements d’un joueur déclenchent des effets simulés sur un écran. Mme Astell précise que la technologie est accessible à une large partie de la population, car la plupart des gens connaissent le jeu de quilles et les participants doivent faire des mouvements naturels, comme lever un bras.

« Jouer aux quilles permet beaucoup de choses, dit-elle. Le côté divertissant est également important. »

Âgée de 73 ans, Shirley Wheaton a des problèmes de mobilité et d’ouïe. Elle participe quotidiennement à un programme au Centre pour personnes âgées d’Oshawa et peut jouer sans difficulté dans son fauteuil roulant. « Peu importe votre incapacité, vous pouvez quand même jouer », dit Mme Wheaton. Elle constate par ailleurs que les jeux électroniques ne sont pas destinés « seulement aux jeunes générations » et qu’elle s’améliore. « On veut toujours faire mieux… Les moments que je préfère, c’est quand je réussis un abat. »

Mme Astell considère que la disponibilité du système Xbox/Kinect sur le marché est un atout, car cet appareil permet aux joueurs de maîtriser l’action directement avec leurs gestes. D’autres jeux, comme ceux de la console Nintendo Wii, fonctionnent avec des dispositifs et des boutons sur lesquels il faut appuyer, une situation compliquée pour les personnes dont l’agilité et les capacités cognitives sont limitées. Par ailleurs, le jeu n’est pas organisé en niveaux de complexité et offre les mêmes défis et les mêmes récompenses que le jeu de quilles courant.

« Il s’agit d’une activité qui se fait naturellement en groupe, dans un esprit d’amitié, de concurrence et d’encouragements. C’est une situation idéale », dit Mme Astell, qui aimerait trouver d’autres jeux adaptés aux personnes âgées.

Selon la recherche menée par l’équipe, il est important que les aidants naturels suivent une formation pour permettre aux participants de jouer aux quilles avec assurance. Les chercheuses ont rédigé un guide à l’intention des fournisseurs de soins et restent ouvertes aux demandes des équipes qui souhaitent obtenir de l’aide en vue d’acquérir et d’utiliser le jeu de quilles dans le cadre d’un programme pour personnes âgées. En effet, plusieurs parties prenantes ont déjà communiqué avec Mme Astell. Elle précise qu’entre-temps, les centres qui ont mis à l’essai le programme ont décidé de le maintenir, et ont vu le nombre de participants augmenter.

D’autres effets de cette technologie sur la vie des personnes âgées sont à l’étude. Stagiaire d’AGE-WELL et candidate à la maîtrise à l’Université de Toronto, Mme Dove se penche notamment sur les effets positifs que la posture adoptée et les mouvements effectués pendant le jeu de quilles pourraient avoir sur l’équilibre, la démarche et la stabilité des participants qui utilisent le système en restant debout.

L’équipe a présenté les résultats de son étude sur le jeu de quilles en 2018 à l’Alzheimer’s Association International Conference et à la conférence organisée par la fédération Alzheimer’s Disease International. La recherche a été financée par le Consortium canadien en neurodégénérescence associée au vieillissement, la fondation Ontario Shores et la chaire de recherche en démence et bien-être du Centre des sciences de la santé mentale Ontario Shores à l’Université de Toronto.